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Résister ou mourir
Il n’est plus possible de se taire. Il n’est plus possible de rester dans la demi-mesure, de chercher la nuance, de vouloir tempérer. Indéniablement, il faut qualifier les choses telles qu’elles sont : la France sombre chaque jour un peu dans la dictature, et cela est rendu possible par le concours zélé d’une police immonde
Par N. Publié in #SNIPER le 24 novembre 2020 3 min de lecture
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Résister ou mourir,

Il n’est plus possible de se taire. Il n’est plus possible de rester dans la demi-mesure, de chercher la nuance, de vouloir tempérer. Indéniablement, il faut qualifier les choses telles qu’elles sont : la France sombre chaque jour un peu plus dans la dictature, et cela est rendu possible par le concours zélé d’une police immonde. Immonde par ce à quoi elle participe, et davantage, par le plaisir incontestable qu’elle en retire.

Si les Gilets jaunes avaient déjà permis à une large partie des citoyens de prendre conscience de la violence systémique au sein de la police ; si la mise en lumière des actes de celle-ci en banlieue, rendue possible par les « affaires » Théo, Adama, Babacar, les groupes Facebook et WhatsApp racistes, ont illustré le racisme systémique au sein de la police ; les événements qui se sont déroulés hier place de la République, dans le contexte de la loi Sécurité Globale – qu’il conviendrait de renommer : insécurité globale – marquent un pas dans l’ignominie. La police est violente, raciste et, bientôt, assassine. Elle n’attend que l’ordre. Elle est prête. Elle se délecte de son impunité et du libre exercice de la violence illégitime. Car elle n’ignore pas une seule seconde qu’elle est illégitime et très largement détestée. Et à raison. A mesure qu’elle concentre sur sa personne les colères et indignations, elle se replie sur elle-même. Ça n’est plus un corps intermédiaire. Ce ne sont plus des fonctionnaires. La police n’est plus nationale. La police n’est plus. La police est une milice. Violente. Raciste. Cruelle.

En milice, elle exerce hors des cadres de la loi. Et ce n’est plus la police qui poursuit la loi, mais la loi qui doit poursuivre la police pour s’adapter à toutes ses exactions et les enduire, a posteriori, d’un verni de légalité. Parce que la milice est capable de tout, la loi devra tout lui autoriser. Déjà qu’elle lui passait presque tout. Dorénavant, la milice se sait indispensable au maintien du régime politique en place ; elle veut plus que l’impunité : elle réclame le pouvoir de la peur, et la possibilité de l’exercer à sa guise.

Dans chaque regard, dans chaque corps se présentant face à la milice ne doit plus se manifester que la soumission. A ceux qui maintiendront le regard, qui ne courberont pas la tête, qui ne présenteront plus leurs mains : les insultes, les coups, les humiliations, et très bientôt, très bientôt : la mort.

La milice n’a plus qu’une dernière marche à franchir : assassiner librement. Sans « craindre » de devoir rendre des comptes ou que l’IGPN ait à maquiller des meurtres en accidents, ou en actes de légitime défense.

Nous le disons, la France est une dictature en formation. Elle se cherche. Elle n’est pas encore tout à fait assise sur ses bases parce que les quelques corps intermédiaires et contre-pouvoirs à même de résister se meuvent toujours. Mais elle les écrasera, les dissoudra, et ne laissera subsister que des institutions aux ordres. Le pouvoir n’aura même plus besoin d’invisibiliser sa violence ou de flouter le visage de ses exécuteurs. Le pouvoir s’affichera pour ce qu’il est. Une dictature.

Dorénavant, il n’y a plus qu’une seule issue : résister ou mourir.

Ici, nous avons fait notre choix.

Nous tiendrons nos positions.

Dignes. Debout. Libres.


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  1. Quand je désignais (“Sors d’ici Jean Moulin”) la bande squattant le pouvoir comme les “nouveaux collabos” de la nouvelle “souveraineté européenne” confirmant l’aggravation de la fascisation rampante instillée depuis des années, je suis obligé d’avouer que je devais encore traîner quelques restes inconscients de naïveté. Je pensais ce régime prêt à égaler celui de Vichy alors qu’il en avait déjà adopté la forme et endossé allègrement l’uniforme.
    Peut-être serait-ce utile pour quelques jeunes qui ne les connaissent pas forcément: voir les films “Pétain” et “Section spéciale” peut permettre de comparer et constater quel régime nous subissons.
    Méc-créant.
    (Blog: “Immondialisation: peuples en solde!” )