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Convoquez la nation ! Aux Etats généraux !
Par N. Publié in #POSITIONS le 13 avril 2020 4 min de lecture
Policiers, quel ordre défendez-vous ? Précédent Suivant

Les politiques conduites en France depuis de trop nombreuses années ont plongé notre pays dans une série de crises desquelles il ne parvient pas à sortir. Crises sociale, économique, écologique, démocratique, et dorénavant sanitaire.  Ces crises ont toute une origine : l’échec de nos gouvernants à penser en dehors du carcan austéritaire.

En 2008, ils ont manifesté leur incapacité, d’une part à prévoir et anticiper une crise évidente, et d’autre part à la résoudre et éviter qu’elle ne se reproduise.

Douze plus tard, ils témoignent d’une pareille inconséquence. Après avoir démantelé notre industrie, privatisé nos services publics, réduit drastiquement les investissements pourtant nécessaires dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de la santé, de l’éducation, du transport, produit un chômage de masse, un endettement systémique, renfloué une économie financière déconnectée de l’économie réelle, comment leur faire à nouveau confiance ?

Certes nous avons été submergés par une épidémie. Néanmoins, infiniment plus que la crise que nous traversons, ce sont les politiques libérales, ultra libérales, néolibérales menées qui ont détruit les peuples au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Ce sont ces mêmes politiques qui ont fait du coronavirus une crise sanitaire d’ampleur en pressurisant nos hôpitaux publics : manque de personnels, de lits, de réserves stratégiques de masques, de gel hydroalcoolique, de respirateurs artificiels, etc. Le coronavirus est le témoin éclatant, s’il en était encore besoin, de l’incompétence flagrante de ceux au sommet de l’État et de l’inanité des politiques qu’ils conduisent.

Mais, pour autant, l’histoire est-elle arrivée à son terme ? Les jours heureux ont-ils disparus ?  Les crises doivent-elles éternellement se succéder ? Non !

Rien n’est perdu pour les peuples. Les forces populaires dont nos gouvernants tirent depuis trop longtemps leur légitimité peuvent désormais les défaire.

Car l’avenir n’est pas dit ! Il n’est pas dit ! Il n’est pas dit ! Chaque fois l’humanité a su résoudre les défis que les crises lui ont posés. Le peuple français, comme en 1789 face aux impasses de son régime, peut faire bloc et utiliser sans limites son exigence de Justice face à la tyrannie.

Ces impasses ne sont pas limitées à notre malheureux pays. Cette nécessité historique ne s’arrête pas à la situation de la France. C’est une lutte mondiale. Toutes les oppressions, tous les renoncements, toutes les peurs, n’effacent pas le fait que nous disposons, à notre époque, des moyens pour sortir de cette impasse et dépasser ce système réactionnaire. Impuissant techniquement et moralement aujourd’hui, nous pourrons vaincre demain en construisant des forces progressistes supérieures et en recouvrant notre souveraineté. Le destin de l’humanité est là. L’heure n’est plus aux mesures de façade, aux aides de circonstances, aux investissements coupables. Il faut tout réinventer. Le jour d’après ne pourra pas se faire avec ceux du jour d’avant.

Ainsi, nous devons tous, ouvriers, professions intermédiaires, agriculteurs, commerçants, artisans, employés, cadres, sans emplois, retraités, unir nos voix pour construire une voie de sortie. Nous, confinés ou non, devons, comme notre histoire nous l’impose, préparer notre assemblée et exiger des états généraux. Afin qu’une fois de plus, la majorité décide démocratiquement du jour d’après et des contours de sa destinée.

Quoiqu’il arrive la flamme de l’humanité réconciliée ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain comme aujourd’hui nous déciderons plutôt que nous subirons.


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