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Un autre monde, un autre chemin : le zapatisme
 Le zapatisme n’est pas une nouvelle idéologie politique, ni un réchauffé de vieilles idéologies. Le zapatisme n’est pas, n’existe pas. Il se contente de servir, comme servent les ponts, pour traverser d’un côté à l’autre. C’est pourquoi, dans le zapatisme, tous ont leur place, tous ceux qui veulent traverser d’un côté à l’autre… Il n’y a ni recettes, ni lignes, ni stratégies, ni tactiques, ni lois, ni règlements, ni consignes universelles. Il y a seulement une aspiration : construire un monde meilleur, c’est-à-dire neuf. En résumé : le zapatisme n’appartient à personne, et pour cela, il est à tout le monde.
Par N. Publié in #2 L’Ère des Révolutions le 18 mars 2020 19 min de lecture
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Un autre monde, un autre chemin : le zapatisme

De la montagne à la rue, de la théorie à la pratique : la révolution zapatiste

« Le zapatisme n’est pas une nouvelle idéologie politique, ni un réchauffé de vieilles idéologies. Le zapatisme n’est pas, n’existe pas. Il se contente de servir, comme servent les ponts, pour traverser d’un côté à l’autre. C’est pourquoi, dans le zapatisme, tous ont leur place, tous ceux qui veulent traverser d’un côté à l’autre… Il n’y a ni recettes, ni lignes, ni stratégies, ni tactiques, ni lois, ni règlements, ni consignes universelles. Il y a seulement une aspiration : construire un monde meilleur, c’est-à-dire neuf. En résumé : le zapatisme n’appartient à personne, et pour cela, il est à tout le monde. », Sous-commandant Marcos, 5 mai 1996[1].

Le zapatisme n’est pas né le 1er janvier 1994, date qui l’a fait connaître au monde. Le zapatisme n’est pas né d’un homme ou d’un groupe d’hommes, il est né de la rage qui rongeait le cœur de milliers de paysans du Chiapas ayant mené des luttes sociales au Mexique durant les années 70-80. Une rage qui faisait écho au cri « Tierra y liberta » (« Terre et liberté ») poussé par ces paysans mexicains dépossédés par les grands propriétaires terriens et réunis autour de leur chef Emiliano Zapata[2]. De cette colère et de ces expériences, a émergé en 1983 l’EZLN, l’Armée zapatiste de libération nationale (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional). Cette armée composée de métis et d’indigènes descend en ligne directe d’un groupe marxiste-léniniste créé en 1969 à Monterrey (les Forces de libération nationale : FLN). Abreuvée des théories marxistes-léninistes et de l’expérience guévariste en Amérique latine, l’EZLN escompte fonder une guérilla à même de renverser l’Etat pour instaurer une république populaire et socialiste. Nichés au cœur des rudes montagnes du Chiapas – l’une des régions les plus pauvres du Mexique – les guérilleros zapatistes se confrontent à la dure réalité d’une vie isolée où l’on ne peut survivre sans l’aide des communautés locales rompues à cet environnement. Durant près d’une décennie, les contacts entre zapatistes et indigènes se multiplient, la théorie marxiste-léniniste portée par les uns, se confronte à la réalité pratique des autres ; de ce métissage naît le néozapatisme : « Notre conception carrée du monde et de la révolution s’est retrouvée bien cabossée dans la confrontation avec la réalité indigène chiapanèque. Des coups est né quelque chose de neuf (ce qui ne veut pas dire ‘bon’), ce que l’on connaît aujourd’hui comme le néozapatisme.[3] ». Cette capacité à absorber le réel et à y intégrer en permanence sa vision du monde est une caractéristique fondamentale du zapatisme. La plasticité intellectuelle et psychologique des zapatistes leur permet de se rallier progressivement la majorité des communautés indigènes du Chiapas. À la rage s’ajoutent la structuration intellectuelle, l’organisation en réseaux, et la conviction qu’un soulèvement armé est inévitable – notamment après la réforme de 1992 imposée par l’Etat mexicain mettant fin à la propriété sociale de la terre. Le soulèvement armé, selon le sous-commandant Marcos, porte-parole charismatique de l’EZLN, n’était pas une volonté des militaires mais des communautés. Toujours est-il que le 1er janvier 1994, jour d’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), l’armée indigène au cri de « Ya Basta » s’empare de plusieurs grandes villes du Chiapas, dont San Cristobal de Las Casas. Le lendemain, l’armée zapatiste se retire pacifiquement de la ville de San Cristobal avant l’arrivée des soldats fédéraux afin d’éviter une confrontation directe qui leur serait défavorable – en application des enseignements de la guérilla. En revanche, des combats violents éclatent en d’autres lieux de la région. L’objectif de l’EZLN est alors de mener « une guerre pour tous les pauvres, exploités et misérables du Mexique […] une guerre juste déclarée à [leurs] ennemis de classe »[4], qui engendrerait dans tout le pays un soulèvement à même de contraindre le Parlement à destituer Salinas considéré comme un dictateur[5]. La prise de pouvoir par les zapatistes n’est alors pas envisagée ; il ne s’agit nullement de provoquer un coup d’Etat armé, mais bien davantage un sursaut de conscience et de justice sociale en mesure de produire une transformation radicale de l’organisation politique, sociale et économique du pays. Sous la pression populaire, le gouvernement proclame un cessez-le-feu le 12 janvier. Ce jour entérine la fin de la lutte armée pour les zapatistes qui comprennent alors qu’engager un rapport de force avec l’Etat est voué à l’échec tant celui-ci leur est militairement supérieur et tant il est prêt à tout – même à financer des groupes paramilitaires pour qu’ils sèment la terreur sur les territoires chiapanèques.

Les années qui suivent vont initier les zapatistes aux réalités cyniques de la politique, où les conciliations et accords passés sont piétinés et trahis à la moindre occasion. En 2003, les zapatistes décident de cesser d’attendre un gouvernement qui les méprise et médite leur chute, et engagent une autonomie dans les faits, à défaut de l’obtenir en droit. L’EZLN, organisation politico-militaire, se sépare plus nettement de la construction civile de l’autonomie afin d’éviter toute structure centralisatrice et tentation jacobine.

L’autonomie comme pratique quotidienne

« Il faut construire d’en bas et pour en bas une alternative à la destruction néolibérale […] L’en bas dont il s’agit ici récuse toute domination. C’est un en bas pour qu’il n’y ait nul en haut.[6] »

La révolution zapatiste est véritablement une révolution dans la manière de concevoir l’organisation politique. Il ne s’agit pas – et c’est en cela que les zapatistes « suppriment en conservant » l’héritage léniniste – d’envisager une prise de pouvoir de l’Etat, la construction d’un parti d’avant-garde et une dictature du prolétariat. Bien au contraire, c’est la tradition indigène qui forme la sève de la conception politique zapatiste. C’est-à-dire l’auto-organisation collective sous la forme d’un autogouvernement. Cette approche politique tient davantage du libertarisme que du marxisme-léninisme. Elle s’apparente à « un mouvement à partir de » plutôt qu’un « mouvement vers ». Nul téléologisme chez les zapatistes, mais une redéfinition perpétuelle de l’action révolutionnaire. Celle-ci ne reposant non pas sur un mouvement de l’histoire, un programme à suivre et appliquer, une avant-garde éclairée prêchant la bonne parole, mais sur une pratique sociale quotidienne. Nécessairement incomplète, nécessairement imparfaite parce qu’humaine et toujours en mouvement. Il faut donc « caminar preguntado », avancer en questionnant.

Parce que l’Etat est subordonné aux puissances financières, que ses représentants ne sont que des employés de la machine capitaliste réduits au maintien de l’ordre et à la répression, qu’il constitue un outil de contrôle social et de conformation des populations et des territoires, il n’y a rien à espérer de lui. L’Etat est pour les zapatistes « un lieu vide », « un hologramme » sans autre pouvoir que celui de la répression. Il s’agit alors pour eux de faire sécession, non pas entendue comme une indépendance vis-à-vis du Mexique – les zapatistes sont fiers d’être Mexicains – mais dans le sens d’une autonomie vis-à-vis des institutions et subsides de l’Etat[7].

« La démocratie doit être l’exercice du pouvoir par les gens tout le temps et en tous lieux.[8] »

Sur le territoire du Chiapas, grand comme la Bretagne, les zapatistes ont développé un système politique d’autogouvernement à trois échelles : « D’abord, les communautés, c’est-à-dire les villages, qui, dans la tradition indienne, ont leur assemblée, qui est le lieu de parole et d’élaboration des décisions collectives. Puis les communes autonomes, qui ont commencé à se constituer à partir de 1994 et qui sont aujourd’hui au nombre de 27 (une commune, au Mexique, c’est très grand ; cela peut représenter des dizaines de villages, voire une centaine). Enfin, en 2003, les zapatistes ont créé cinq conseils de bon gouvernement, qui sont des instances régionales qui coordonnent l’action de plusieurs communes.[9] ». Pour chaque échelle, il existe des assemblées dont les délégués sont élus sans qu’il n’y ait de candidats ; la charge de la responsabilité ne relève pas du choix mais du devoir civique. Les délégués exercent des mandats non renouvelables et révocables à tout moment ; ils ne reçoivent pas de salaire mais sont pris en charge par la communauté. Chacun est susceptible, homme ou femme, jeune ou vieux, de se voir confier la responsabilité de l’action politique. Le niveau de compétences n’est pas pris en compte, car c’est par la pratique, l’écoute, l’essai et l’erreur que la compétence se forge. L’un des piliers du zapatisme est le « mandar obeciendo », c’est-à-dire que « le peuple dirige et le gouvernement obéit »[10]. Celui qui gouverne porte la voix majoritaire selon le principe de la verticalité du commandement et de l’horizontalité du consensus. L’autonomie se révèle donc être un véritable projet de transformation sociale, construite dans le dialogue par ceux d’en bas, ceux qui, selon la formule de Debord, ne disposent pas « de la maîtrise de leur espace-temps ». Au Chiapas, les paysans qui durant près de 500 ans ont connu la dépossession et l’exploitation se retrouvent aujourd’hui les maîtres collectifs d’un même espace-temps.

« Ils ont peur que nous découvrions que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes.[11] »

De là-bas à ici

La révolution zapatiste, une révolution jamais achevée, une révolution sans majuscule parce que ne représentant pas un modèle, offre de multiples enseignements. L’un des premiers, et peut-être l’un des plus importants, est qu’elle n’offre aucune feuille de route. Parce qu’elle n’est pas dogmatique, elle ne peut en aucun cas devenir programmatique. C’est en ce sens que les zapatistes rejettent toute ambition d’avant-garde ; l’avant-garde portant en elle la menace d’une appropriation du pouvoir au nom de ceux qu’elle finit par ne plus côtoyer. Aucune avant-garde ne peut prétendre détenir l’essence de la classe qu’elle défend. A ce terme les zapatistes préfèrent substituer celui de médiateur dont le rôle consiste à établir des ponts entre des rives éloignées, à faciliter, grâce à sa conscience plus aigüe de la réalité, la mise en contact et en commun des intérêts a priori divergents. Toute dictature du prolétariat finit par une dictature sur le prolétariat. A l’organisation, les zapatistes substituent le mouvement, la dynamique qui doit dépasser le dynamiseur, et à terme, le supprimer en l’intégrant. L’objectif doit toujours être d’amplifier le mouvement social en lui donnant les moyens de son émancipation ; de favoriser le pouvoir de la société civile au pouvoir sur la société civile. C’est en ce sens que depuis 2006 les zapatistes cherchent à tisser un vaste réseau réunissant aussi bien localement, nationalement et internationalement tous les groupes, individus, organisations autour d’une commune adhérence à la Sixième Déclaration postulant que le combat devait être mené « en bas et à gauche »[12], c’est-à-dire en faveur des exploités et des opprimés contre les groupes dominants ; à partir d’actions concrètes conduites par ceux qui n’appartiennent pas à l’oligarchie et ses institutions et qui ne partagent pas ses modes de pensée.

« Tout pour tous, rien pour nous. »

Les zapatistes le rappellent, envisager une révolution promouvant une forme d’autonomie bien supérieure à l’échelle individuelle et collective nécessite de ne pas perdre de vue que la lutte ne saurait être seulement locale face à un ennemi global. Parce que le capitalisme est une instance totalisante et totalisatrice, l’affronter en un point, c’est certes opposer un autre monde à celui de l’Economie, mais ça n’est pas pour autant l’éradiquer. Il faut donc envisager, dans une perspective dialectique, un aller-retour permanent entre l’échelle locale et l’échelle nationale et internationale en établissant de multiples ponts vers tous les peuples et territoires en lutte contre cet ennemi commun. Le capitalisme est une hydre dont la capacité à se transformer, à reformuler ses modes de dominations en digérant les discours critiques et pratiques rebelles est infinie. Parce que le capitalisme est mouvement, notre pensée critique doit l’être aussi et sans cesse se réactualiser à la lueur de la réalité – quand bien même celle-ci malmènerait notre armature théorique. Aucune théorie, aussi séduisante et idéellement fonctionnelle, ne doit s’affranchir d’un examen pratique impitoyable. A la plasticité du capitalisme, opposons la plasticité de nos imaginaires. La révolution zapatiste porte en elle une incroyable poésie qui s’incarne dans les récits du sous-commandant Marcos – qui se fait dorénavant appeler Galeano en l’honneur d’un compagnon assassiné par l’Etat mexicain – et de ses personnages : le vieil Antonio, les enfants Beto, Eva, Tonita… De cette poésie nous devons tirer une sensibilité à l’autre qui doit nourrir notre combat et nous éviter de sombrer dans la dureté de l’impératif politique. Si nous abolissons de nos esprits l’idée « d’une fin », alors, nous pouvons aussi éradiquer l’association selon laquelle « tous les moyens » sont bons pour y accéder. Il n’existe pas de fin. Il ne peut y avoir que des moyens dignes et participant d’une amélioration de la condition humaine.

Notre défiance vis-à-vis du capitalisme ne doit pas viser à l’améliorer, à l’amender, à limiter sa violence, mais à le détruire. Pour cela, il faut réduire toujours plus ses terrains de réalisation et les possibilités de ses partisans. Les terrains d’exercice du capitalisme ne reposent pas uniquement sur les structures économiques, mais aussi sur nos structures mentales qui ont été façonnées par son emprise sur nos existences. Contre l’homogénéisation de la mondialisation forcée, contre la fragmentation du monde en unités comptables, opposons un monde hétérogène, un monde qui contienne de nombreux mondes. Les zapatistes parlent d’une « autonomisation universaliste [revendiquant] la singularité des lieux et des expériences humaines en même temps qu’un internationalisme qui se moque des frontières et se préoccupe du destin commun de l’humanité.[13] ». Une lutte véritable contre le capitalisme ne peut qu’être internationaliste sans sombrer dans une élaboration abstraite. « Notre internationalisme est charnel et incarné et doit d’abord trouver son terrain de réalisation sur ce qui est à sa portée[14] », c’est-à-dire l’échelle nationale aussi bien que locale, et toujours dans une perspective internationale. C’est cela la véritable convergence des luttes : les cœurs vibrant de tous les hommes et de toutes les femmes en lutte. Où qu’ils soient. Quels qu’ils soient. Le multiple est un.

En tout état de chose, toute tentative – qu’elle soit victorieuse ou non – consistant à reprendre du terrain sur le marécage capitaliste dans lequel nous baignons représente une double victoire : en montrant que cela est possible, et en inscrivant de fait dans l’histoire ce qui pourra, même en cas d’échec, nourrir les générations futures à titre d’exemple – telle la Commune de Paris. Il convient donc de saisir que toute lutte contre le capitalisme menée pied à pied est une réussite ; c’est une entaille sur l’épiderme de l’hydre capitaliste ; de cette entaille, une plaie est possible, et de cette plaie, la blessure finale et définitive.

Le combat que nous menons n’est pas le nôtre ; il n’est pas celui d’un homme, d’une femme ou d’une génération et à ce titre il est insaisissable. Le combat que nous menons est celui d’un idéal anthropologique ; une conception du monde et de la vie dans laquelle l’homme et son environnement ne peuvent être réduits à l’état de marchandise ; une conception qui n’opère aucune séparation, à la manière des indiens d’Amazonie, entre l’un et l’autre. L’homme existe pour et par son environnement, la relation qui les lie doit donc s’affranchir impérativement du dualisme philosophique séparant l’homme de la nature[15]. La révolution anticapitaliste ne pourra se construire que sur une transformation des bases économiques ; elle devra intégrer une révolution des mentalités, des philosophies et des comportements. A ce titre, nos frères zapatistes doivent nous servir non pas de modèle, mais d’inspiration. Ils ne sont pas différents de nous, ils sont un autre visage de l’humanité. De leur monde, construisons le nôtre.

« La dignité, c’est la noblesse humaine de ceux qui résistent. […] Ainsi, la dignité n’est pas encore. Ainsi, la dignité est sur le point d’être. Ainsi, la dignité est une lutte pour que la dignité soit enfin le monde. Un monde où trouvent place tous les mondes.[16] »

 « En hommage à Galeano,
Depuis n’importe où, dans n’importe lequel des mondes.
N.
Planète Terre, mars 2020. »


[1] Jérôme Baschet, La révolution Zapatiste, Paris, Flammarion, 2019, p. 13.

[2] Lire à ce propos, l’excellent témoignage de John Reed qui a suivi l’autre grande figure de la révolution mexicaine de 1910, Pancho Villa. John Reed, Le Mexique insurgé, Paris, Seuil, 1975.

[3] Sous-commandant Marcos, « Comment tout a commencé », La Jornala, 2008, p. 5.

[4] Jérôme Baschet, op. cit., p. 34.

[5] Carlos Salinas de Gortari est élu président du Mexique le 6 juillet 1988 après une fraude électorale révélant l’incroyable niveau de corruption de l’Etat mexicain, dont les connexions multiples avec les cartels de narcotrafiquants sont bien rendues dans la série Narcos.

[6] Jérôme Baschet, op. cit., p. 107-109.

[7] La lecture du passionnant entretien réalisé par nos camarades du Comptoir avec Jérôme Baschet permettra d’étendre ces notions : https://comptoir.org/2017/12/15/jerome-baschet-au-chiapas-zapatiste-le-peuple-dirige-et-le-gouvernement-obeit/

[8] Jérôme Baschet, op. cit., p. 87.

[9] https://comptoir.org/2017/12/15/jerome-baschet-au-chiapas-zapatiste-le-peuple-dirige-et-le-gouvernement-obeit/

[10] Jérôme Baschet, op. cit., p. 93.

[11] https://comptoir.org/2019/03/19/chiapas-zapatiste-ils-ont-peur-que-nous-decouvrions-que-nous-pouvons-nous-gouverner-nous-memes/

[12] Sous-commandant Marcos, Saison de la digne rage, Paris, Flammarion, 2009, p.16

[13] Jérôme Baschet, op. cit., p. 276.

[14] https://mouvement17novembre.fr/pourquoi-nous-sommes-internationalistes/

[15] De la même manière est-il nécessaire de mettre à bas la fausse opposition esprit/matière, travail intellectuel/travail manuel. L’humanité est une totalité complexe qui ne saurait opérer pareilles séparations et se satisfaire d’une société où certains seraient conduits à penser tandis que les autres devraient exécuter, s’exécuter.

[16] Jérôme Baschet, op. cit., p. 153.


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