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L'Automne des peuples contre l'Europe bourgeoise
Alliés   
04.11.2026
Evan Welkin

L'Automne des peuples contre l'Europe bourgeoise

De Lisbonne à Tirana, la jeunesse européenne se soulève contre la pénurie néolibérale : logements hors de prix, écoles et universités à l'abandon. Comme en 1848, Paris a éternué et l'Europe s'est enrhumée, mais cette fois le capitalisme n'a plus d'avenir à promettre. Face à une Union européenne au service des bourgeoisies, la solidarité des peuples passe par la reconquête de leur souveraineté.

Voilà quelques semaines que nos « voisins européens » ont cessé de faire les affaires de notre classe dominante. Habituellement, ils n’étaient sortis des tiroirs que pour légitimer en France les réformes néolibérales déjà mises en œuvre dans ces pays ou dénoncer la sauvagerie particulière du Gaulois réfractaire. Désormais les capitales européennes offrent les mêmes images de vitrines brisées et de mobilisations massives1. L’entrée en lutte simultanée des peuples du continent est la manifestation éclatante de la crise du capitalisme dans sa phase néolibérale, partout où il se trouve. En cela, elle n’est pas sans rappeler le Printemps des peuples de 1848, qui avait lui aussi secoué le continent2.

Une crise générale du capitalisme néolibéral

Gardons-nous de voir dans ces mouvements une simple diffusion des manifestations françaises : chacun d’entre eux a connu sa propre genèse. Sur la péninsule ibérique, la protestation s’est cristallisée autour de la question du droit au logement, en Espagne suite à l’expulsion de Maricarmen Abascal, une retraitée de 87 ans qui résidait dans son appartement depuis 1956 ; au Portugal en réaction à une réforme facilitant les expulsions. En Albanie, cela fait des mois que la rue exige le départ du gouvernement sur fond d’accusations de corruption au sujet d’un projet touristique de luxe porté par l’entourage de Donald Trump. En Belgique, la contestation est aussi la poursuite d’une lutte de longue haleine contre la politique austéritaire du gouvernement. Le surgissement italien est en fait le seul que l’on pourrait plus volontiers placer « dans le sillage » du mouvement lycéen français3.

Pour autant, il y a clairement eu un avant et un après l’embrasement français. À sa suite, toutes les protestations européennes ont soudainement pris une coloration étudiante, et la jeunesse s’est placée comme fer de lance de tous ces mouvements. On le voit aussi au niveau des modes d’action : les défilés albanais, longtemps restés sages, ont laissé place à des méthodes plus offensives. Même chose en Italie où le gouvernement Meloni a carrément senti le besoin de déployer l’armée. Un processus comparable s’était d’ailleurs produit en 1848 : il y avait déjà eu des révoltes locales, notamment dans des régions italiennes, mais c’est bien la révolution de Février, celle qui a instauré en France la IIe République, qui donna une impulsion décisive aux soulèvements à travers tout le continent. Comme le veut un adage vieux de deux siècles : « Quand Paris éternue, l’Europe s’enrhume ».

C’est que les contestataires ont fini par retracer leurs préoccupations particulières à la source : le néolibéralisme et son organisation pénurique des biens nécessaires à la vie. Dans sa phase néolibérale, le problème du capitalisme est l’incapacité croissante des entreprises à dégager une rentabilité dans la sphère productive, par opposition à la sphère financière. Sa solution : le démantèlement et la marchandisation des services publics pour relever les marges et relancer la machine de l’économie réelle. Partout en Europe, on détruit l’éducation et le logement public. Et puisque l’État est maintenant à sec, il ne crachera certainement pas sur un renflouement de la part de généreux mécènes privés, moyennant faveur évidemment. C’est précisément ce qu’a fait l’Albanie en cédant ses jolies zones côtières à Trump.

Mais ce mouvement porte une contradiction mortelle, car le diplôme et le logement urbain sont devenus les principales ressources conditionnant l’accès à une certaine forme de prospérité : celle dont bénéficie la strate supérieure des cadres et professions intermédiaires. Ces ressources offrent les hautes qualifications professionnelles devenues quasi obligatoires pour s’insérer sur le marché du travail et pour posséder la capacité financière pour surnager dans un monde où l’on pourra de moins en moins compter sur les services publics.

Evolution de la part des jeunes de 20 à 29 ans rattachés au ménage de leurs parents (2003-2025)4

Evolution de la part des jeunes de 20 à 29 ans rattachés au ménage de leurs parents (2003-2025)

Commençons par le logement : un indicateur révélateur de la pénurie est l’augmentation continue de la proportion de jeunes adultes vivant chez leurs parents, et ce dans tous les pays concernés à l’exception du Portugal. En France, cette part est passée de 32 % à environ 50 % lors des 20 dernières années. Même l’Espagne de Pedro Sánchez n’est pas épargnée par la raréfaction des logements disponibles, ce qui révèle l’insuffisance des accommodements sociaux-démocrates à conjurer la loi du marché immobilier5.

Évidemment, ce sont surtout les logements des métropoles qui sont prisés, ces espaces où le néolibéralisme a concentré les activités économiques au détriment des territoires ruraux et des petites villes, qui regorgent, eux, de bâtisses inoccupées mais très peu valorisables. L’accession aux emplois de la frange supérieure du salariat est aujourd’hui presque indissociable de l’installation dans les grandes villes6. Or, en France, seuls 20 % des logements situés en ville avaient un loyer inférieur à un tiers du salaire médian d’un jeune adulte (18-39 ans), seuil au-dessus duquel le taux d’effort consacré à l’habitation est considéré comme insoutenable. Cette proportion tombe à 5 % en Italie et 1 % en Espagne7.

Le développement territorial inégal n’a rien d’inédit dans le capitalisme, il était déjà sous-jacent aux révolutions de 1848 : les lieux d’insurrection ont principalement été les centres industriels comme Paris en février puis Berlin, Munich et Poznań en mars. Dans des sociétés largement agraires, ils devenaient les centres de gravité du développement économique, l’exode rural des paysans et leur reconversion en ouvriers industriels urbains étant alors le mode principal de l’ascension sociale, aussi modeste fût-elle. Lorsque cette aspiration fut menacée à l’occasion de la crise économique de 1847, les ouvriers et paysans entrèrent en révolte contre les monarchies, et ce sous le regard circonspect des campagnes.

C’est sous le même éclairage que l’on peut comprendre le surgissement général de la question scolaire dans des pays où elle n’avait pourtant pas allumé la mèche : face à la pénurie généralisée et à la concentration territoriale de la richesse, la seule stratégie individuelle viable pour assurer la double insertion professionnelle et géographique est la course au diplôme. Quelle alternative y aurait-il ? Accepter l’échec ? Rejoindre les rangs de « ceux qui restent » dans les campagnes déshéritées, sans valeur pour le capitalisme et donc sans avenir dans ce système ? Ou dans les cités-dortoirs qui ceinturent les métropoles sans jamais bénéficier de leurs richesses ? Pour beaucoup, c’est tout simplement inenvisageable.

La lutte pour l’accès à la prospérité ségréguée du néolibéralisme commence par la course aux placements dans les collèges et lycées pour obtenir les meilleures universités, elle continue au sein de celles-ci dans les filières sélectives qui « éliminent » les étudiants au fil des années et des examens. Il est logique que, pour parvenir au bout du parcours, les étudiants se montrent de plus en plus exigeants au sujet de leurs conditions d’éducation, or l’État néolibéral n’a aucunement l’intention de revigorer ce service public plus qu’un autre. Ce faisant, le serpent se mord la queue.

Évolution des dépenses de personnel dans les lycées et l’enseignement supérieur par élève ou étudiant (2015-2023)8

Évolution des dépenses de personnel dans les lycées et l'enseignement supérieur par élève ou étudiant

Le contrat social du néolibéralisme ne peut perdurer que si lycéens et étudiants ont le sentiment de bénéficier de chances raisonnables d’accéder à ses niches de prospérité. La contestation qui agite désormais l’Europe n’est pas partie d’une remise en cause du système néolibéral. Au contraire, elle a d’abord pris le visage d’une fronde contre la dégradation des conditions d’accès à ses places les plus confortables. Mais, avec la diversification des publics au sein des manifestations, ce cloisonnement tend à voler en éclats.

La naissance du sujet collectif anti-pénurique ?

Les grandes mobilisations du 17 et du 24 octobre, qui ont vu les lycéens et étudiants rejoints par la masse du salariat – notamment les Gilets jaunes en France – ont été déterminantes pour entamer la coagulation des revendications. Alors qu’en France, les organisations syndicales ne sont pas encore pleinement entrées dans la danse9, elles ont, en Espagne, au Portugal et en Italie, organisé leurs manifestations en synergie avec la jeunesse. En novembre, les syndicats des quatre pays animeront des grèves générales quasi simultanées10. Nous voyons déjà les revendications sectorielles propres à la jeunesse évoluer vers des mots d’ordre en faveur de la justice fiscale et contre l’austérité11. Plus la mobilisation avance, plus les différentes catégories en lutte tendent à se rejoindre en un sujet collectif et solidaire pour s’opposer à l’édifice néolibéral dans toutes ses dimensions12. C’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement français, qui était jusqu’ici si peu pressé de répondre aux lycéens, s’est soudain dépêché, dans la foulée du 24 octobre, de daigner leur accorder quelques concessions13. Des secteurs isolés peuvent plus facilement être neutralisés – certains diront achetés – par une réduction temporaire de la pression budgétaire qu’un mouvement qui s’en prend aux fondements mêmes du système néolibéral.

Lycéens et étudiants comprennent de plus en plus que leurs revendications ne règleront, à elles seules, aucun des problèmes structurels du capitalisme auxquels ils seront confrontés aux côtés du salariat du temps présent. Imaginons un instant que les gouvernements cèdent : les plateformes comme Parcoursup sont jetées à la rivière, des centaines de milliers de postes de professeurs sont créés et les investissements nécessaires pour ouvrir des places à l’université sont réalisés14. On aura certainement réduit la casse sociale, mais la revitalisation de l’éducation suffirait-elle à renverser la détérioration croissante des conditions de vie et de travail du néolibéralisme en crise ?

Ne régler que la question de l’éducation, c’est laisser penser qu’il y a encore un ascenseur social qui fonctionne, que le monde du travail pourrait être une possibilité émancipatrice. Or ce n’est plus le cas. La force propulsive qui permettait au néolibéralisme de faire croître et d’intégrer une main-d’œuvre en expansion à la production – parfois à des conditions favorables – est épuisée.

C’est là une différence avec le scénario de 1848 qui s’était conclu par une victoire de la réaction européenne, avec l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte en France, et la réaffirmation de l’autorité royale en Allemagne et en Autriche. À l’époque, le capitalisme était encore dans sa phase ascendante. Certes, il y eut la crise de 1847, causée par l’explosion de la bulle spéculative sur la construction de chemins de fer et la flambée du chômage qui fut déterminante dans le déclenchement des soulèvements, mais elle fut suivie d’une reprise économique rapide. Et pour cause : le capitalisme pouvait encore se vanter de porter en lui une fonction historique, celle de mener le développement de la grande industrie. Engels reconnaîtra que la victoire du prolétariat, alors tout juste en gestation et concentré dans les grandes villes, était irréaliste dans ce contexte. Au contraire, l’espoir d’une victoire finale résiderait dans la montée en puissance numérique de la classe ouvrière avec l’industrialisation conduite par le capitalisme15.

Le capitalisme a depuis trouvé quelques autres rustines pour repousser l’échéance avec les doctrines keynésiennes et fordistes, puis néolibérales, mais nous le trouvons finalement en bout de course. Où est l’équivalent de l’industrialisation des XIXe-XXe siècles qui viendra relancer la machine productive et créer les emplois manquants ? Le seul développement technologique d’avenir pour le capitalisme semble être l’intelligence artificielle, une innovation certes majeure, qui véhicule un réel potentiel émancipateur en ce qui concerne l’autonomie de la personne et la réduction des tâches aliénantes, mais dont il n’y a aucune raison de penser qu’elle sera maniée dans ce but par les capitalistes. Les premiers rapports sur la généralisation des outils d’IA dans les entreprises montrent que son introduction produit une réduction nette des recrutements des entrants sur le marché du travail, ainsi qu’une baisse des fins de contrat. En clair : on remplace les débutants par l’IA et on garde quelques profils expérimentés pour piloter le tout16. Sous direction capitaliste, l’intelligence artificielle ne peut que jouer le rôle d’extension de l’armée de réserve du capital, en étendant la sphère du chômage aux travailleurs intellectuels qui doivent encore faire leur entrée dans le monde du travail.

Solidarité des peuples contre solidarité des bourgeoisies

La crise étant internationale, peut-être devrions-nous nous tourner vers l’entité la plus adéquate : l’Union européenne. Il est surprenant que personne n’attende de cette institution supranationale qu’elle remédie à la crise d’un mode de production qui a fait de la mise en concurrence des États son moteur principal !

Bon, difficile de récuser ce sentiment, d’autant plus que l’unique réponse des institutions européennes à la crise a été, sans doute dans un sursaut démocratique, d’assurer au gouvernement français que la décision éventuelle de couper les réseaux sociaux était bien compatible avec le Digital Services Act, la réglementation européenne du numérique17. Pour l’Europe des droits de l’Homme, on repassera…

En vérité, personne n’ignore que l’UE ne goûte que peu aux questions sociales, elle qui, 21 ans après le référendum de 2005, se résume toujours à un immense marché où les intérêts du capital ont tout pouvoir sur les droits du travail. Les promesses de « régulation » ou « d’harmonisation » fiscale ou sociale ont fait long feu : on serait bien en peine de citer ne serait-ce qu’une loi européenne qui ait eu un impact positif majeur sur les conditions de vie en France à la manière des 35 h18.

L’UE est une alliance de 27 bourgeoisies nationales dont l’unique ambition est de sécuriser leur domination par-delà les aléas qu’elles pourraient connaître dans leurs pays. Les traités européens, avec leur limite du déficit public à 3 %, les directives qui imposent la libéralisation des transports et de l’énergie, ou encore la politique monétaire unique qui impose le nivellement social par le bas : tous ces dispositifs ont pour fonction de cimenter le néolibéralisme au-delà de tout contrôle démocratique. Leur existence interdit méthodiquement toute voie de sortie vers un gouvernement progressiste qui parviendrait au pouvoir sur un programme de rupture19.

Rejeter le cadre de l’UE, ne serait-ce finalement pas cracher sur l’héritage du Printemps des peuples de 1848 ? Ce serait une façon fort peu élégante de conclure ce parallèle historique. Heureusement, ce n’est pas le cas, car si les luttes de 1848 étaient effectivement transnationales, au sens où elles dépassaient les frontières des États, elles s’inscrivaient toutes dans des projets nationaux différenciés. On se battait pour l’unification de la nation allemande ou italienne, pour la libération des peuples polonais et slaves en même temps que pour la souveraineté du peuple et la cause ouvrière. L’ennemi principal était la Sainte-Alliance, constituée de la Russie, de la Prusse et de l’Autriche qui intervenaient pour écraser les révoltés. Ces combats montrent donc que les révolutionnaires investissaient l’échelon national comme le seul à même d’assurer une souveraineté démocratique. Le mouvement Jeune Europe de Giuseppe Mazzini, par exemple, ne cherchait pas du tout à instaurer un pouvoir supranational mais à renverser l’ordre monarchique de la Sainte-Alliance par une alliance entre nations libres20.

Les nations sont des signifiants ambigus, prompts à recevoir tant les interprétations les plus excluantes et réactionnaires que les plus progressistes et inclusives. Elles doivent leur plasticité au fait qu’elles sont le lieu où s’exprime le plus clairement le rapport de force entre les travailleurs et les élites et où les premiers sont en mesure de peser pour faire infuser leur conception de la société. Où en sont nos idéaux nationaux aujourd’hui sous cette communauté européenne ? De simples fétiches. Il reste à la France sa République, mais quelle République ? Une République vide de tout contenu, éventrée de tout projet émancipateur et utilisée comme outil de dressage par la classe dominante : la République, c’est quand on accepte passivement son sort sans ennuyer le pouvoir. De la même façon, que reste-t-il, sous régime européen, de l’héritage de la révolution des Œillets au Portugal qui promettait la transition au socialisme ? De l’idée d’une République italienne fondée sur le travail ?

Dans cette prison des peuples qu’est l’Union européenne, il n’y a plus de signifiant progressiste possible derrière ces notions. La souveraineté économique, qui pourrait leur donner corps, a été transposée à un échelon où les catégories populaires, celles qui auraient intérêt à la mettre au service de leur émancipation, n’ont pas le droit de cité. Sans reconquête de celle-ci, les idéaux nationaux ne peuvent subsister que sous les formes dévoyées de l’injonction à l’autorité et du racisme entre les mains des bourgeoisies nationales.

Les mobilisations de la jeunesse en Europe ouvrent le chemin d’une fraternité concrète que ne produiront jamais les petits jeux institutionnels bruxellois : celle des peuples en lutte contre les ravages de la pénurie néolibérale. En 1848, la solidarité des monarchies l’avait emporté sur celle des révolutionnaires. Si nous ne voulons pas que cet Automne des peuples de 2026 dégénère en hiver de la réaction, la question est de savoir si les peuples trouveront la force de briser le carcan européen imposé par les classes dominantes pour reconquérir leur souveraineté et, à partir de là, poser les bases d’une solidarité réelle.


  1. Pour une autopsie en règle de cette manœuvre rhétorique, consulter : https://mrmondialisation.org/voisins-europe-neoliberalisme/ ↩

  2. https://www.franceinfo.fr/economie/greve/italie-espagne-portugal-dans-toute-l-europe-les-mobilisations-se-multiplient-portees-par-la-jeunesse-en-colere-et-la-lutte-contre-la-vie-chere_8245369.html ↩

  3. https://www.bfmtv.com/international/europe/italie-belgique-espagne-que-se-passe-t-il-chez-nos-voisins-europeens-egalement-concernes-par-des-mouvements-sociaux_AN-202610210641.html ↩

  4. https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/ilc_lvps08__custom_23587096/default/table : cela concerne les jeunes vivant physiquement au domicile de leurs parents mais aussi ceux qui occupent temporairement un logement, notamment en résidence étudiante, tout en recevant un soutien financier de leurs parents. ↩

  5. https://positions-revue.fr/articles/2026/le-logement-un-angle-mort-de-la-gauche/ ↩

  6. Harvey, D. (2018). Géographie de la domination : capitalisme et production de l’espace. Éditions Amsterdam. ↩

  7. https://www.eurofound.europa.eu/en/publications/all/foundational-challenges-the-housing-struggles-of-europes-youth ↩

  8. https://www.oecd.org/en/publications/education-at-a-glance-2026_b4968bbc-en.html ↩

  9. Elles ont, pour l’instant, surtout assuré des fonctions d’encadrement en fournissant leur service d’ordre : https://www.leparisien.fr/bouches-du-rhone-13/on-a-mene-la-manifestation-a-son-terme-maree-humaine-a-marseille-encadree-par-le-service-dordre-de-la-cgt-24-10-2026-TZJGGZYLSVDZRLWFMD6WAS7V3E.php ↩

  10. https://fr.euronews.com/2026/10/22/syndicats-portugais-et-espagnols-preparent-une-greve-generale-iberique ↩

  11. https://information.tv5monde.com/france/salaires-services-publics-education-que-demandent-les-manifestants-2842658 ↩

  12. https://elpais.com/internacional/europa/informada/2026-10-24/donde-y-por-que-se-protesta-en-europa-las-reivindicaciones-de-los-jovenes-de-cada-pais.html ↩

  13. https://www.bfmtv.com/societe/education/parcoursup-classes-reduites-renovation-du-bati-ce-qu-il-faut-retenir-des-annonces-du-gouvernement-pour-repondre-a-la-colere-lyceenne_AV-202610260824.html ↩

  14. https://www.publicsenat.fr/actualites/education/parcoursup-effectif-des-classes-emplois-du-temps-les-reponses-du-gouvernement-a-la-mobilisation-lyceenne ↩

  15. Marx, K., Engels, F., Huard, R., & Cornillet, G. (1936). Les luttes de classes en France (1848-1850). Éd. sociales internationales. ↩

  16. https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/ia-generative-les-premiers-changements-du-marche-du-travail-sur-les-jeunes ↩

  17. https://euperspectives.eu/2026/10/did-social-media-fuel-frances-riots-paris-wants-answers-brussels-rules/ ↩

  18. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’il n’existe absolument pas, de temps à autre, de décisions européennes favorables aux travailleurs ; les professionnels du droit auront tôt fait de relever la procédure engagée par la Commission européenne en 2025 qui a poussé la France à ouvrir aux salariés la possibilité de reporter leurs jours de congé s’ils tombent malades pendant leurs vacances. ↩

  19. Ramzi Kebaïli, Quittons l’Europe ! Pour une souveraineté populaire et inclusive, Bookelis, 2019. ↩

  20. https://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/l%27europe-politique/l%27europe-en-revolutions/giuseppe-mazzini-et-la-democratie-en-europe-1829-1871 ↩

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